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Lexique de l'impôt sur le revenu

Les mots de la déclaration et de l'avis d'impôt, définis en quelques lignes, avec les montants des revenus de 2025. Chaque définition renvoie au guide qui détaille la règle et ses sources.

Mis à jour le · sources en bas de page

Abattement
Somme retirée d'un revenu avant le calcul de l'impôt. La déduction de 10 % sur les salaires et les pensions, l'abattement forfaitaire des régimes micro (micro-foncier, micro-BIC, micro-BNC) ou celui des personnes de plus de 65 ans aux revenus modestes en sont des exemples (seuil d'imposition).
Assurance-vie (transmission)
Au décès de l'assuré, le capital versé au bénéficiaire désigné échappe à la succession : pour les primes versées avant 70 ans, 152 500 € sont exonérés par bénéficiaire, puis taxés à 20 % ; pour les primes versées après 70 ans, seule la part qui dépasse 30 500 € supporte les droits de succession, les gains étant exonérés (assurance-vie et succession).
Avis d'impôt
Le document établi après votre déclaration : il détaille le calcul de l'impôt (revenus, parts, barème, décote, réductions et crédits), indique votre revenu fiscal de référence, ce que le prélèvement à la source a déjà payé et le solde, à régler ou à rembourser (lire son avis d'impôt).
Barème progressif
L'impôt se calcule par tranches de revenu, pour une part de quotient familial : pour les revenus de 2025, 0 % jusqu'à 11 600 €, puis 11 %, 30 %, 41 % et 45 %. Chaque taux ne frappe que la partie du revenu comprise dans sa tranche : changer de tranche ne fait pas payer plus sur tout le revenu (taux marginal d'imposition).
BNC (bénéfices non commerciaux)
Les revenus des professions libérales (médecins, avocats, architectes…) et des titulaires de charges et offices. Ils sont imposés au micro-BNC, après un abattement de 34 % des recettes, ou en déclaration contrôlée, sur les recettes moins les frais réels déclarés sur la 2035 (professions libérales).
Case T
La case que coche, sur la déclaration, la personne qui vit seule avec ses enfants à charge : elle ajoute une demi-part au foyer, avec un plafond d'avantage propre (quotient familial).
CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus)
Contribution créée par la loi de finances pour 2025 : un foyer dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple) doit payer au moins 20 % de ce revenu en impôt sur le revenu et contribution exceptionnelle ; la différence est due en plus, avec un acompte en décembre (contribution des hauts revenus).
CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus)
Contribution de 3 %, puis 4 %, sur la part du revenu fiscal de référence qui dépasse 250 000 € pour une personne seule, ou 500 000 € pour un couple (contribution des hauts revenus).
Charges déductibles
Dépenses que la loi permet de retirer du revenu global avant le calcul de l'impôt : pension alimentaire versée, versements sur un plan d'épargne retraite, part déductible de la CSG sur certains revenus. Elles font baisser l'impôt au niveau de votre taux marginal (pension alimentaire).
Crédit d'impôt
Somme retirée de l'impôt et remboursée pour ce qui le dépasse : un foyer non imposable la reçoit en entier. Exemples : l'emploi d'un salarié à domicile, la garde d'un enfant de moins de 6 ans (réductions et crédits d'impôt).
Crédit d'impôt forestier (DEFI forêt)
Crédit d'impôt de 25 % sur l'achat de bois, de parts de groupement forestier et sur les travaux forestiers, dans la limite de 6 250 € de dépenses par an pour une personne seule et de 12 500 € pour un couple, pour les opérations faites jusqu'au 31 décembre 2027, contre des engagements de conservation et de gestion (investissement forestier).
CSG déductible
Part de la CSG retirée du revenu imposable : 6,8 points sur les salaires et sur les revenus du patrimoine imposés au barème ; sur les pensions, de 3,8 à 5,9 points selon le taux appliqué (CSG des retraités).
Décote
Réduction automatique des petits impôts : quand l'impôt brut d'une personne seule est inférieur à 1 982 € (3 277 € pour un couple), il baisse de 897 € (1 483 €) moins 45,25 % de son montant, pour les revenus de 2025 (la décote).
Déduction forfaitaire de 10 %
Retirée d'office des salaires pour les frais professionnels : au moins 509 € et au plus 14 555 € par personne pour les revenus de 2025. Elle peut être remplacée par les frais réels. Les pensions ont leur propre déduction de 10 %, plafonnée par foyer (frais réels ou 10 %).
Déficit foncier
Perte d'une location nue, quand les charges dépassent les loyers. La part qui ne vient pas des intérêts d'emprunt se déduit du revenu global dans la limite de 10 700 € par an ; le reste se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes (déficit foncier).
Démembrement de propriété
Partage de la propriété d'un bien entre l'usufruitier, qui l'occupe ou en touche les loyers, et le nu-propriétaire, qui devient plein propriétaire sans droits à payer quand l'usufruit s'éteint. Pour les droits de donation et de succession, la nue-propriété vaut une part du bien qui croît avec l'âge de l'usufruitier : 60 % de 61 à 70 ans (CGI, art. 669) (démembrement et nue-propriété).
Dividendes
Part du bénéfice d'une société distribuée à ses associés, après l'impôt sur les sociétés : imposée à 12,8 % plus les prélèvements sociaux, ou, sur option globale, au barème après un abattement de 40 % (salaire ou dividendes).
Donation (abattement de 100 000 €)
Entre un parent et son enfant, 100 000 € peuvent être donnés sans droits de donation, par parent et par enfant, tous les 15 ans (CGI, art. 779). Les droits de donation sont un impôt distinct de l'impôt sur le revenu (donation à un enfant).
Droits de succession
Impôt payé par les héritiers sur ce qu'ils reçoivent, après un abattement qui dépend du lien de parenté : 100 000 € par enfant, aucun droit pour le conjoint ou le partenaire de Pacs ; en ligne directe, le barème va de 5 à 45 % (droits de succession).
Ehpad (réduction d'impôt)
Le résident d'un Ehpad ou d'une maison de retraite retire de son impôt 25 % de ses frais de dépendance et d'hébergement, aides déduites et soins exclus, retenus dans la limite de 10 000 € par personne hébergée : 2 500 € au plus (réduction d'impôt Ehpad).
Flat tax (prélèvement forfaitaire unique)
Imposition des dividendes, des intérêts et des plus-values de valeurs mobilières à 12,8 % d'impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux. L'option globale pour le barème, case 2OP, la remplace pour tous ces revenus du foyer (flat tax ou barème).
Foyer fiscal
Les personnes qui déposent une seule déclaration : une personne seule, ou un couple marié ou pacsé, avec ses enfants et personnes à charge. Ses revenus sont additionnés, puis divisés par son nombre de parts (mariage, Pacs, divorce).
Frais de garde (crédit d'impôt)
Crédit d'impôt de 50 % des frais de garde d'un enfant de moins de 6 ans hors du domicile (crèche, assistante maternelle agréée, garderie), aides déduites, retenus jusqu'à 3 500 € par enfant : 1 750 € au plus, versés même sans impôt (frais de garde).
Frais réels
Option qui remplace la déduction de 10 % par le montant exact des frais professionnels, justificatifs à l'appui : trajets au barème kilométrique, repas, télétravail. Elle se déclare case 1AK, ou 1BK pour le second déclarant (la case 1AK).
IFI (impôt sur la fortune immobilière)
Impôt annuel dû par les foyers dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d'euros au 1er janvier (CGI, art. 964) ; la résidence principale y bénéficie d'un abattement de 30 % (IFI).
Impôt brut
L'impôt qui sort du barème, après le plafonnement du quotient familial, avant la décote, les réductions et les crédits d'impôt.
Impôt sur les sociétés (IS)
Impôt sur le bénéfice des sociétés : 25 %, ou 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME qui remplissent les conditions de chiffre d'affaires et de détention du capital (impôt sur les sociétés).
Intérêts d'emprunt
Ceux du prêt d'un logement loué vide se déduisent des loyers au régime réel des revenus fonciers, sans plafond ; ceux de la résidence principale ne réduisent pas l'impôt sur le revenu (intérêts d'emprunt et frais de notaire).
LMNP (loueur en meublé non professionnel)
Statut de qui loue un logement meublé sans en faire sa profession : les loyers sont des bénéfices industriels et commerciaux, imposés au micro-BIC (abattement forfaitaire) ou au réel (charges et amortissements) (location meublée).
LMP (loueur en meublé professionnel)
Statut du loueur en meublé dont les recettes dépassent 23 000 € par an et les autres revenus d'activité du foyer : son déficit, hors amortissement, se retranche du revenu global, et ses ventes relèvent des plus-values professionnelles (loueur en meublé professionnel).
Malraux (réduction d'impôt)
Réduction d'impôt de 22 % ou 30 % des travaux de restauration d'un immeuble ancien situé dans un site patrimonial remarquable, retenus dans la limite de 400 000 € sur quatre ans, contre un engagement de location de neuf ans (Malraux et monuments historiques).
Micro-foncier
Régime des loyers d'une location nue quand le foyer encaisse au plus 15 000 € de revenus fonciers bruts dans l'année : un abattement de 30 % remplace les charges réelles (micro-foncier ou réel).
Niche fiscale
Nom courant des dispositifs qui allègent l'impôt : réductions, crédits, déductions ou exonérations prévus par la loi. Une grande partie des réductions et crédits entre dans le plafonnement global (plafonnement des niches).
Non-résident fiscal
Personne qui n'a en France ni son foyer ou son lieu de séjour principal, ni son activité professionnelle principale, ni le centre de ses intérêts économiques (CGI, art. 4 B) : elle n'y est imposée que sur ses revenus de source française, sous réserve des conventions fiscales (impôt des non-résidents).
Part fiscale
Unité du quotient familial : une part par adulte du foyer, une demi-part pour chacun des deux premiers enfants à charge, une part entière à partir du troisième, et des demi-parts propres à certaines situations (parent isolé, invalidité, ancien combattant) (quotient familial).
Plafonnement des niches fiscales
La somme de la plupart des réductions et crédits d'impôt d'un foyer ne peut pas dépasser 10 000 € par an, ou 18 000 € avec certains investissements outre-mer et le cinéma (Sofica). Les dons, le plan d'épargne retraite et la pension alimentaire n'en font pas partie (le calcul).
Plafonnement du quotient familial
L'avantage d'impôt que procure chaque demi-part au-delà de celles de la personne seule ou du couple est limité : 1 807 € par demi-part pour les revenus de 2025 (quotient familial).
Plan d'épargne retraite (PER)
Les versements volontaires sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable, dans un plafond propre à chaque déclarant ; en contrepartie, les sommes sont imposées à la sortie, sauf si vous avez renoncé à la déduction (simulateur PER, déblocage et sortie).
Plus-value immobilière
Gain réalisé en revendant un bien immobilier : imposé à 19 % plus les prélèvements sociaux, après des abattements qui croissent avec la durée de détention. La vente de la résidence principale en est exonérée (plus-value immobilière).
Plus-value mobilière
Gain réalisé en vendant des actions ou des parts hors PEA : imposé à 12,8 % plus les prélèvements sociaux, ou au barème sur option ; une moins-value s'impute sur les plus-values de même nature de l'année et des dix années suivantes (plus-values d'actions).
Prélèvement à la source
Paiement de l'impôt au fil de l'année : retenue sur les salaires et les pensions, acomptes sur les revenus fonciers et les bénéfices des indépendants, au taux calculé sur votre dernière déclaration. Le solde se règle après la déclaration suivante (prélèvement à la source).
Prélèvements sociaux
CSG, CRDS et prélèvement de solidarité, dus en plus de l'impôt sur les revenus du patrimoine et des placements ; leur taux dépend du revenu et de l'année (flat tax ou barème).
Prestation compensatoire
Somme due à l'ex-conjoint après un divorce : versée en capital dans les douze mois, elle ouvre une réduction d'impôt de 25 %, retenue dans la limite de 30 500 € ; versée en rente ou sur plus de douze mois, elle se déduit du revenu (prestation compensatoire).
Quotient familial
Le revenu net imposable divisé par le nombre de parts du foyer : le barème s'applique à ce quotient, puis l'impôt obtenu est multiplié par le nombre de parts. Plus le foyer compte de parts, plus son revenu reste dans les tranches basses (quotient familial).
Rachat de trimestres
Versements pour racheter des trimestres de retraite de base (années d'études, années incomplètes) : un salarié les déduit sans plafond de son revenu imposable l'année du paiement (rachat de trimestres).
Rattachement
Un enfant majeur de moins de 21 ans, ou de moins de 25 ans s'il poursuit des études, peut demander à être rattaché au foyer de ses parents : ses revenus s'ajoutent aux leurs, en échange d'une majoration de parts. C'est l'un ou l'autre avec la déduction d'une pension alimentaire (pension ou rattachement).
Réduction d'impôt
Somme retirée de l'impôt dû, sans remboursement de ce qui le dépasse : un foyer non imposable n'en profite pas. Exemples : les dons aux associations, les frais de scolarité, certains investissements locatifs (réductions et crédits d'impôt).
Régime des impatriés
Régime de l'article 155 B du CGI : un salarié ou un dirigeant appelé de l'étranger, sans domicile fiscal en France les cinq années précédentes, est exonéré sur sa prime d'impatriation jusqu'à la fin de la huitième année qui suit sa prise de fonctions (régime des impatriés).
Revenu brut global
La somme des revenus du foyer, chacun pris après ses déductions propres (10 % ou frais réels sur les salaires, abattement des pensions, charges des revenus fonciers…), avant les charges déductibles.
Revenu fiscal de référence
Le revenu net imposable augmenté de certains revenus exonérés ou imposés à part, par exemple les heures supplémentaires exonérées ou les revenus soumis à la flat tax. Il figure sur l'avis d'impôt et sert à l'attribution d'aides et d'exonérations (revenu fiscal de référence).
Revenu net imposable
Le revenu auquel s'applique le barème : le revenu brut global, moins les charges déductibles et les abattements spéciaux (simulateur d'impôt).
Revenus exceptionnels
Revenus qui ne reviennent pas chaque année, comme une indemnité de départ à la retraite : sur demande, le système du quotient les impose comme s'ils avaient été perçus en quatre fois, pour atténuer la progressivité de l'impôt (système du quotient).
Revenus fonciers
Les loyers d'un logement ou d'un local loué nu, sans meubles, imposés au micro-foncier ou au régime réel (micro-foncier ou réel).
SCI (société civile immobilière)
Société qui détient des immeubles. Celle qui loue nu ne paie pas d'impôt sur le revenu : chaque associé déclare sa part du résultat en revenus fonciers, qu'il l'encaisse ou non. Sur option, elle passe à l'impôt sur les sociétés, amortit ses murs, et ses associés ne sont imposés que sur les dividendes (SCI à l'IR ou à l'IS).
Seuil de recouvrement
Un impôt sur le revenu inférieur à 61 € n'est pas réclamé, ou à 12 € quand un crédit d'impôt a été imputé (seuil d'imposition).
Sofica
Société qui finance des films et des séries. Souscrire à son capital jusqu'au 31 décembre 2026 réduit l'impôt de 30 %, 36 % ou 48 % des versements, retenus dans la limite de 18 000 € et de 25 % du revenu net global, contre cinq ans de blocage, sans garantie de capital (Sofica).
Taux individualisé
Option qui répartit le taux de prélèvement d'un couple entre les conjoints selon leurs revenus respectifs, au lieu d'appliquer à chacun le taux commun du foyer (prélèvement à la source).
Taux marginal d'imposition
Le taux de la tranche où tombe le dernier euro du quotient familial. Il dit ce que rapporte une déduction : 1 000 € déduits font 300 € d'impôt en moins à 30 %, hors décote (calculer son taux marginal).
Taux moyen d'imposition
L'impôt divisé par le revenu net imposable. Il est toujours plus bas que le taux marginal, puisque les premières tranches sont moins taxées (simulateur d'impôt).
Taux neutre
Taux de prélèvement à la source tiré d'une grille officielle selon le seul salaire, que l'on peut choisir pour que son employeur ne connaisse pas son taux personnel ; s'il est plus bas que le vrai taux, la différence se paie directement à l'administration (prélèvement à la source).
Veuf ou veuve (année du décès)
L'année où le conjoint ou le partenaire de Pacs meurt, l'impôt s'établit sur deux déclarations, celle du couple jusqu'au décès, puis celle du survivant jusqu'au 31 décembre, chacune avec les 2 parts du couple, plus les enfants à charge (veuf ou veuve : votre impôt).
Un mot de votre avis d'impôt vous échappe ? Posez la question à l'assistant fiscal IA : il l'explique sur votre cas, et vous dit quelle case remplir. Gratuit.

Sources

Information générale, qui ne remplace pas l'examen d'une situation particulière. Baisse mon impôt est un service privé, sans lien avec l'administration fiscale.